Situation et actualité en Corée du Nord.
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Publié par michaelarnaud à 12:03:48 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
La fraîche élection de Lee Myun-Bak à la présidence de la Corée du Sud pourrait être mauvais signe pour la Corée du Nord. En effet, le conservateur de droite, dont la victoire était annoncée depuis un certain temps malgré les affaires de corruption dans lesquelles il aurait été impliqué, s'est fait élire sur la promesse, entre autres mesures d'ordre plus économique, d'un durcissement du ton envers la Corée du Nord. Sa présidence s'annonce ainsi comme une rupture (Souvenirs de la campagne présidentielle française ?) avec la politique de souplesse que prônait le président sortant. M. Lee a clairement insisté sur le fait qu'il serait intraitable sur la question des droits de l'homme. Son prédécesseur avait en effet mis de côté la question, dans un souci d'apaisement des relations intercoréennes.
Ce revirement pourrait être un très mauvais présage pour la Corée du Nord, qui comme on le sait, peut aujourd'hui compter ses alliés sur moins que les doigts d'une main... M. Lee a cependant affirmé sa volonté d'établir des échanges réels. Il ne semble donc pas remettre en question les relations entre les deux Corées qui pourraient tout de même s'avérer plus tendues. A suivre notamment, quels moyens de pression pourrait-il utiliser pour le respect des droits de l'homme en Corée du Nord.
Publié par michaelarnaud à 19:37:45 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par michaelarnaud à 04:15:04 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par michaelarnaud à 12:20:05 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Une question des plus délicates... En effet, comment faire un état des lieux des droits de l'homme, notion qui requiert par essence une grande transparence, dans un pays parmi les plus opaques du monde contemporain ? Les autorités nord-coréennes ont toujours refusé d'accueillir les organismes d'observation des droits de l'Homme tels que les Nations unies ou Amnesty International.
Le rapport sur la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord se constitue ainsi principalement à partir de recoupements entre différents témoignages, principalement ceux des réfugiés et des quelques rares organisations humanitaires présente dans le pays. Mais là encore, l'accès à l'information est particulièrement restreint, le gouvernement ne faisant voir ou circuler que ce qu'il désire faire savoir, tant aux yeux des citoyens que des acteurs humanitaires. La difficulté réside ainsi dans la prise de recul nécessaire pour le traitement de ces informations. Le constat n'en demeure pas pour le moins alarmant cependant Et cela sur différents niveaux.
La question alimentaire en premier lieu reste un point central puisque l'on estime que 12 % de la population aurait souffert de la faim. Mais ne serait-ce là que la face visible de l'iceberg ? La Corée du Nord a subi plusieurs périodes de famine ces dernières années, causées par quelques catastrophes naturelles et des mauvaises récoltes selon les autorités. Il faut rappeler par ailleurs que la Corée du Nord est le pays qui bénéficie de la plus importante aide alimentaire dans le monde, dont une part substantielle provient du Programme Alimentaire Mondial mis en place par l'ONU. Malgré cela, les acteurs humanitaires pensent qu'une grande partie de cette aide destinée à la population serait détournée au profit de l'armée (un million de soldats). En effet, l'accès très restreint à la population accordée aux organisations humanitaires ne permet pas à ces dernières de vérifier totalement la distribution de la nourriture.
Au-delà de la crise alimentaire, les sujets à débat en matière de respect des droits de l'Homme sont multiples. Si l'idéologie marxiste extrême et la Constitution du pays semblent relativement respectueuses des libertés égalité entre les citoyens, égalités entre les sexes entre autres , les motifs de récrimination ne manquent pas.
Si l'on prend l'exemple de l'égalité entre les citoyens, celles-ci n'est qu'illusoire puisqu'il existerait un classement en trois catégories, allant des proches du parti aux personnes hostiles, ces dernières étant vouées aux « camps de rééducation par le travail ». Mais là encore, aucune certitude puisque officiellement, ces camps et ces catégories n'existent pas...
Autre question récurrente : la liberté d'expression et le droit à l'information. Dans le pays le plus fermé du monde, l'information ne circule pas. En effet, la population n'a pas accès à l'Internet et ne dispose que d'un accès très limité à la radio et la télévision (des scellés, régulièrement contrôlés par les autorités, bloquent les postes sur les fréquences officielles).L'absence de circulation d'information est renforcée par la fait que les citoyens ne sont pas autorisés à voyager. A l'étranger bien entendu, à quelques rares exceptions près, mais aussi dans le territoire. Le tourisme embryonnaire et l'absence de contact des populations avec des étrangers viennent compléter ce système d'embargo sur l'information, qui selon les personnes ayant fait défection, constitue une des principales causes de la survie du régime.
La liberté d'expression est inexistante par ailleurs, et quiconque en fait usage dans un sens contraire à la volonté du régime s'expose à des représailles, pour lui-même ou sa famille. Selon le dernier rapport de Reporters Sans Frontières, la Corée du Nord se place au 1er rang mondial des pays les moins respectueux de la liberté de la presse. Pour l'exemple, il n'existe en Corée du Nord qu'une seule agence de presse, contrôlée bien sûr par le gouvernement, l'agence KCNA.
Enfin, la question des emprisonnements et exécutions arbitraires, qui a rebondi assez récemment. En effet, la Corée du Nord s'était engagée en 2003 à ne plus procéder à des exécutions publiques. De récents rapports ont cependant signalé une reprise de telles pratiques. Il en est de même pour les emprisonnements arbitraires, dans des conditions décrites souvent comme inhumaines. Des actes qui peuvent paraître anodins en France, comme posséder un DVD, sont susceptibles de conduire son auteur, et souvent sa famille, dans un camp de rééducation par le travail, même si ces camps n'existent pas officiellement. On estimerait à 200 000 aujourd'hui le nombre de travailleurs forcés en Corée du Nord, si l'on ne tient pas compte du fait que chaque citoyen se doit d'effectuer au moins un jour par semaine un travail d'intérêt général, aux champs.
(Source : www.amnesty.fr )Publié par michaelarnaud à 12:14:38 dans Pays | Commentaires (0) | Permaliens